06/12/2016

"Qu’il est étrange de s’appeler Federico" d’Ettore Scola

Federico, Fellini, Ettore, Scola, étrange, cinéma, italien, fiction, documentaireLe titre de l’œuvre est à l’image de la carrière des réalisateurs : rocambolesque. À mi-chemin entre le documentaire et la fiction, entre le factuel et l'onirique, Ettore Scola raconte Federico Fellini. À travers un regard à la fois admirateur et bienveillant, Scola décrit leurs premiers pas dans le journal satirique « Marc’Aurélio », foyer duquel brûlera l’avant-garde du cinéma italien, elle-même forgée par les grands cinéastes néoréalistes (Roberto Rosselini, Cesare Zavattini, Alessandra Blasetti, Luchino Visconti, etc).

Dans une mise en scène toute fellinienne, le réalisateur joue avec les apparences donnant davantage l’illusion d’un songe que d’un récit nostalgique languissant et plaintif. Embarqué dans les insomnies fécondes de Federico Fellini, le jeune Ettore Scola met en scène, dans un kaléidoscope anthologique en abyme, le génie facétieux fellinien dans un décor impressionniste.

L’ultime œuvre de Scola (mort en janvier 2016) – bien que ponctuée de maladresses et d'incohérence – reste un hommage touchant au jeune Fellini effronté et fantasque. En somme, c’est un hymne à l’amitié.

18:18 Publié dans Cinéma | Tags : federico, fellini, cinéma, italien, ettore, scola, étrange, amitié | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

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